Satellite

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P.O.D.

Album CD – 2002 – Atlantic Records

P.O.D., quatuor originaire de San Diego, est au néo metal ce que Stryper était au heavy metal ou ce que Creed est à l’alternatif. Ces groupes hybrides m’ont toujours paru contre nature. Le rock et le metal ne vont-il en effet pas de paire avec subversion et perversion ? N’est-ce pas cela l’essence même du rock ?

Moi, les groupes composés de gentils crétins… pardon, je voulais dire de gentils chrétiens, qui prêchent la bonne parole et chantent à qui veut bien l’entendre que Dieu est grand et qu’il faut le remercier tous les jours pour ce qu’il nous apporte, ça me fait bien rire. Or il se fait que P.O.D. (Payable On Death, vous voyez le genre…), qui propose ici son second album, est l’un de ces groupes.

Et bonjour la philosophie à deux balles: Alive, Youth of the Nation, The Messenjah… Autant d’hymnes sirupeux que nous distillent avec entrain notre quatuor au look propret d’adolescents attardés. C’est bien. Eux au moins se mettent au niveau de leur public potentiel: les 10 – 15 ans.

Ce qui m’énerve le plus, c’est qu’à force d’écouter Satellite, j’ai commencé à l’apprécier. C’est vrai, après tout, on y trouve quelques riffs bien lourds, des mélodies accrocheuses et surtout des refrains entêtants qui s’impriment dans votre esprit comme un chewing-gum colle à votre semelle. Serais-je moi-même un ado attardé ? Ou aurais-je simplement mal jugé P.O.D. à cause d’un a priori stupide ?

C’est vrai aussi qu’ils y mettent de l’énergie, les p’tits gars, et que l’on retrouve dans ces compos quelques influences rap ou même reggae (sur l’étonnant Ridiculous) qui donnent une petite touche d’originalité.

Bon, mais quand-même, Satellite n’est pas l’album de l’année non plus. Seulement un album de néo metal de plus, l’un de ceux que l’on oubliera à mon avis bien vite, noyé dans la production actuelle.

« Nous essayons de faire une musique universelle », explique le guitariste-vocaliste Marcos. « Si nos grands-mères et des enfants de trois ans nous écoutent, nous avons gagné notre pari ». Ben croyez-moi, c’est sûrement pas ma grand-mère, fan de Herbert Léonard, qui va se mettre à écouter P.O.D., ni ma petite soeur, en admiration devant

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